Reconnaissance au travail : ce que révèle le rapport O.C. Tanner sur la performance des entreprises

O.C. Tanner, spécialiste mondial des solutions de reconnaissance des collaborateurs, a publié le 21 avril 2026 la nouvelle édition de son rapport « State of Employee Recognition ». L’étude analyse la manière dont les organisations peuvent s’appuyer sur la reconnaissance pour renforcer l’engagement des collaborateurs, développer le sentiment d’appartenance et soutenir la performance durable.

Réalisée par l’O.C. Tanner Institute auprès d’un échantillon total de 4 243 salariés dans des entreprises de plus de 500 collaborateurs, répartis dans 10 pays (Australie, Canada, Chine, Émirats arabes unis, États-Unis, France, Allemagne, Inde, Royaume-Uni et Singapour), l’étude combine des entretiens qualitatifs (9 groupes de discussion menés aux États-Unis à l’automne 2025) et une enquête quantitative réalisée à l’hiver 2025.

La reconnaissance, moteur discret mais décisif de la performance

En France, les résultats confirment le rôle structurant de la reconnaissance dans la performance des organisations. Lorsqu’elle est intégrée dans le quotidien de travail et qu’elle renforce les relations entre collaborateurs, la reconnaissance produit des effets significatifs :

  • les salariés sont jusqu’à 25 fois plus susceptibles de produire un travail de qualité ;
  • 43 fois plus susceptibles de faire confiance à leur organisation ;
  • 26 fois plus enclins à envisager de rester dans l’entreprise à un horizon d’un an.

Plus largement, lorsque la reconnaissance contribue à renforcer les relations au travail, les collaborateurs sont 7 fois plus susceptibles de rester dans leur entreprise.

Quand la distance fragilise les collectifs, la reconnaissance recrée du lien

L’étude met en évidence une transformation durable des modes de travail. En France, 65 % des salariés évoluent dans des équipes dispersées, tandis que les contraintes budgétaires réduisent les marges de manœuvre pour les initiatives de cohésion. Dans ce contexte :

  • les équipes géographiquement dispersées sont jusqu’à 51 fois plus susceptibles d’exceller en matière de collaboration ;
  • et 47 fois plus susceptibles de bien communiquer, lorsque la reconnaissance renforce les liens entre collaborateurs.

Les collaborateurs qui utilisent régulièrement les dispositifs de reconnaissance présentent par ailleurs un risque de burnout réduit de 48 %, ainsi qu’un niveau d’engagement plus élevé.

La fin de la reconnaissance standardisée

Si la reconnaissance progresse — 61 % des salariés déclarent en avoir reçu au cours des 30 derniers jours — l’étude souligne un décalage persistant dans sa mise en œuvre. En France, 34 % des collaborateurs estiment que leur manager ne connaît pas leurs préférences en matière de reconnaissance. Lorsque la reconnaissance est perçue comme générique ou mal adaptée, les chances de s’épanouir au travail chutent de 89 %. À l’inverse, une reconnaissance plus intentionnelle et personnalisée renforce l’engagement, avec des collaborateurs jusqu’à 11 fois plus enclins à rester dans leur organisation sur le long terme.

« Dans un contexte où les entreprises investissent massivement dans la technologie pour améliorer leur performance, les collaborateurs expriment des attentes croissantes en matière de reconnaissance et de considération », souligne Mindi Cox, Chief People and Marketing Officer chez O.C. Tanner. « Les organisations qui investissent dans une reconnaissance sincère et connectée au quotidien de travail renforcent à la fois leur culture et leurs résultats. »

Source : rapport « State of Employee Recognition 2026 », O.C. Tanner Institute, communiqué de presse du 21 avril 2026.

Click to rate this post!
[Total: 0 Average: 0]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *