Fasterclass, organisme de formation et coaching certifié Qualiopi, a publié le 27 avril 2026 les résultats d’un sondage réalisé auprès de 3 114 Français actifs sur leur rapport à la lucidité, au feedback et à la connaissance de soi. L’enquête a été menée en ligne (CAWI) du 14 au 21 avril 2026 via le panel BuzzPress, avec redressement statistique sur des variables socio-démographiques (sexe, âge, CSP, région) à partir des données INSEE.
Le constat central : une large majorité de Français se pense lucide sur elle-même, mais se heurte régulièrement à des retours en décalage avec cette image.
Un paradoxe de la lucidité
8 Français sur 10 s’estiment aussi lucides ou plus lucides sur eux-mêmes que la moyenne, quand seulement 1 sur 10 s’estime moins lucide que la moyenne. Par ailleurs, 64 % des répondants sont persuadés de bien se connaître, dont près d’un sur cinq « très bien ».
Concernant l’impact de leur comportement sur leurs collègues, 59 % des répondants estiment en avoir une conscience élevée (note de 7 à 10 sur une échelle de 10), contre 13 % qui déclarent ne pas en être conscients (note de 2 à 4).
Le poids du feedback reçu
- 93 % des répondants ont déjà été surpris par un feedback en décalage avec l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes (23 % « souvent », 49 % « parfois », 21 % « rarement »).
- 69 % ont déjà été sidérés par une remarque inattendue.
- Face à un feedback négatif, 23 % questionnent la légitimité de l’interlocuteur, 21 % cherchent à se justifier, et seuls 17 % tentent d’abord de comprendre les propos pour progresser.
Un rapport ambivalent à la vérité
53 % des répondants estiment être les mieux placés pour juger leurs propres points faibles, contre 19 % qui font davantage confiance à leurs collègues sur ce plan. Près d’un Français sur deux (49 %) éprouve une appréhension à demander un feedback sincère par peur de fragiliser son image professionnelle. Seuls 41 % se disent prêts à entendre une vérité brutale si elle permettait de progresser plus vite.
Pour 32 % des répondants, le feedback reste avant tout un outil de progression personnelle, et pour 21 % un outil de connaissance de soi — loin devant sa perception comme mécanisme de contrôle (12 %) ou contrainte RH (7 %).
« Ce que révèle cette étude, c’est un paradoxe frappant : nous sommes nombreux à penser bien nous connaître, mais le regard des autres nous surprend encore massivement, et la plupart du temps négativement », commente Raphaël Maisonnier, CEO de Fasterclass. « Demander du feedback, c’est tout sauf un aveu de faiblesse : c’est envoyer un signal fort, celui de quelqu’un de motivé qui veut progresser. »
Source : sondage Fasterclass / BuzzPress, communiqué de presse du 27 avril 2026, enquête CAWI réalisée du 14 au 21 avril 2026 auprès de 3 114 répondants.