Engagé, connecté… mais seul ? Le nouvel angle mort du travail (International SOS)

Santé mentale au travail – information presse d’International SOS, 5 octobre 2026, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale (10 octobre)

Travail hybride, IA : les nouvelles organisations du travail interrogent la place du lien humain. International SOS, spécialiste mondial de la prévention et de la gestion des risques en matière de santé et de sécurité, met en lumière un paradoxe encore peu visible dans les organisations : un salarié peut être engagé dans son travail et connecté au quotidien, tout en se sentant seul.

Solitude et isolement physique ne se confondent pas : un salarié présent chaque jour au bureau peut ne ressentir aucun sentiment d’appartenance, tandis qu’un collaborateur à distance peut se sentir pleinement soutenu et intégré à son équipe.

Les chiffres illustrent ce paradoxe : 22 % des employés de moins de 35 ans ont ressenti de la solitude une grande partie de la journée précédente (source : Gallup, State of the Global Workplace 2025). Par ailleurs, 24 % des salariés entièrement à distance ou hybrides déclarent ressentir de la solitude, contre 18 % parmi ceux travaillant sur site dans des fonctions compatibles avec le distanciel. Pourtant, les salariés entièrement à distance affichent aussi le niveau d’engagement le plus élevé (30 %). L’engagement ne suffit donc pas, à lui seul, à mesurer la qualité du lien au travail.

Trois points de vigilance

  • Travail hybride ne signifie pas nécessairement isolement. C’est moins la quantité des interactions que leur qualité qui compte. Imposer davantage de présence au bureau ne constitue donc pas, à lui seul, une réponse à la solitude au travail.
  • L’IA pourrait modifier certaines interactions entre collègues. Demander un avis, solliciter une relecture, chercher un conseil ou résoudre un problème ensemble sont autant de micro-interactions qui participent au lien social. Les premières recherches explorent les effets d’un recours accru à l’IA sur ces échanges, mais il est encore trop tôt pour établir un lien de causalité avec la solitude au travail.
  • L’engagement ne dit pas tout. Sentiment d’appartenance, sécurité psychologique, soutien du manager et qualité des relations sont également à prendre en compte. L’enjeu n’est pas de multiplier artificiellement les interactions, mais d’en améliorer la qualité.

Le Dr Philippe Guibert, directeur médical global d’International SOS, est disponible pour tout éclairage sur les nouvelles formes de solitude au travail, l’impact des évolutions des modes de travail et de l’IA sur les interactions humaines, ainsi que sur les leviers permettant aux entreprises de mieux préserver la santé mentale et la qualité du lien au sein des équipes.

À propos d’International SOS

Fondé en 1985 par deux Français, Arnaud Vaissié et le Dr Pascal Rey-Hermé, le groupe International SOS a pour mission de protéger les collaborateurs des entreprises et organisations contre les risques sanitaires et sécuritaires partout dans le monde. Il assiste plus de 9 000 organisations et s’appuie sur près de 13 000 experts répartis sur plus de 1 200 sites dans 90 pays.