Plus d’un salarié du secteur sur quatre envisage de quitter son entreprise dans les six prochains mois. Dans la Tech, l’IA accélère… mais les talents doutent : le secteur affiche de bons résultats en matière de qualité de vie au travail, mais peine encore à fidéliser ses talents.
Paris, le 16 juin 2026 – À l’occasion de la publication de son palmarès 2026 des 50 Great Places To Work in Tech, Great Place To Work décrypte les grandes tendances RH du secteur. Une comparaison entre les salariés de la Tech et les salariés français, et une mise en lumière des caractéristiques distinctives des meilleures entreprises de la Tech (étude issue des données des enquêtes Great Insights 2026 et Trust Index).
Si les salariés de la Tech reconnaissent la proactivité de leurs entreprises en matière d’expérience collaborateur – 56 % des salariés du secteur estiment que leur entreprise met en place de réelles actions pour améliorer la QVT (+12 points par rapport aux salariés français) – il s’agit désormais de transformer cette perception favorable en engagement durable. Dès lors, les entreprises de la Tech doivent répondre à trois enjeux clés pour faire partie des meilleures entreprises où il fait bon travailler dans le secteur : former, développer une relation managériale de qualité et partager la valeur créée.
IA et nouveaux outils : la formation devient un enjeu stratégique
La Tech est en première ligne des mutations du travail : six salariés du secteur sur dix déclarent avoir vécu cette année une évolution technologique ou un changement d’outil, notamment lié à l’IA. Dans ce contexte, plus des deux tiers (68 %) estiment avoir besoin de monter en compétences au cours des cinq prochaines années (+13 points par rapport aux salariés français).
Les entreprises lauréates montrent qu’il est possible de transformer cette pression en levier d’engagement : près de huit collaborateurs sur dix (78 %) estiment bénéficier de formations ou d’opportunités de développement utiles à leur évolution professionnelle, contre moins de sept sur dix (69 %) en moyenne dans les entreprises du secteur, et moins de la moitié (48 %) chez les salariés français.
Chez Timspirit, cette culture apprenante se traduit par des formats de partage comme les Sharing Knowledge, les Capsules ou les TimREX. Chez SNCF Connect & Tech, le Parcours Expertise structure la reconnaissance et le développement des expertises stratégiques, avec 27 experts déjà accompagnés.
La rémunération compte, mais l’autonomie devient décisive
Parmi les raisons qui pourraient pousser les salariés de la Tech à quitter leur entreprise, la rémunération arrive en tête, citée par quatre sur dix, devant la relation avec le manager de proximité, citée par 29 %, et le manque d’autonomie, mentionné par 28 %. Les entreprises lauréates sont particulièrement reconnues sur les sujets de rémunération juste (71 % positifs) et de partage des bénéfices (66 % positifs).
Dans la Tech, l’autonomie n’est pas un avantage secondaire : 55 % des salariés du secteur la placent parmi les aspects du travail les plus importants, contre 44 % des salariés français. Les entreprises lauréates se distinguent précisément sur ce terrain : 91 % de leurs collaborateurs déclarent que le management leur fait confiance pour accomplir leur travail correctement sans contrôle constant, contre 84 % en moyenne dans les entreprises du secteur, et seulement 59 % chez les salariés français, tous secteurs d’activité confondus.
Chez Extia, cette logique se traduit par un entretien de carrière qui complète le bilan annuel classique, afin de se concentrer sur les aspirations et les soft skills de chaque collaborateur.
Flexibilité, QVT, RSE : le sens devient un levier d’attractivité
Les salariés de la Tech identifient clairement les transformations susceptibles d’améliorer leur rapport au travail : la flexibilité du lieu de travail (34 %), l’intelligence artificielle (32 %) et la semaine de 4 jours (30 %) figurent parmi les grandes opportunités citées. Ces attentes traduisent une demande de gains concrets dans le quotidien : plus de souplesse, plus d’efficacité, plus de confiance.
Autre enseignement : la Tech n’est pas uniquement attendue sur l’innovation. 70 % des salariés du secteur se disent concernés par la RSE, contre 54 % des salariés français. Les entreprises lauréates l’ont bien compris et ont intégré la RSE comme un élément essentiel de l’expérience collaborateur : 84 % de leurs collaborateurs déclarent apprécier la contribution citoyenne de leur entreprise, contre 75 % en moyenne dans les entreprises du secteur, et seulement 51 % chez les salariés français, tous secteurs d’activité confondus.
Chez SII, le soutien accordé aux collaborateurs réservistes illustre cette volonté d’inscrire l’engagement citoyen dans l’entreprise. Chez Soluxan, la QVT s’incarne dans un suivi structuré des missions et un programme ambassadeurs.
« Le défi RH de la Tech n’est plus seulement d’attirer les talents, mais de leur donner envie de rester, de progresser et de s’engager durablement. Face à l’accélération de l’IA et aux transformations des métiers, les salariés ont besoin de perspectives claires. Les entreprises lauréates montrent qu’une Tech plus apprenante, plus responsable et plus humaine est possible », déclare Jullien Brézun, directeur général de Great Place To Work France.
Méthodologie
Le palmarès Great Place To Work in Tech 2026 a été établi sur la base des entreprises ayant réalisé l’enquête Trust Index® en France en 2025, dans le secteur des technologies de l’information. Great Place To Work a sélectionné les 25 meilleures entreprises certifiées de moins de 250 collaborateurs et les 25 meilleures entreprises certifiées de plus de 250 collaborateurs, selon leur score à l’enquête Trust Index®. Les données s’appuient sur l’enquête Trust Index®, menée en 2025 auprès de 63 662 collaborateurs de 138 entreprises du secteur de la Tech, et sur l’enquête en ligne menée par l’institut Toluna pour le compte de Great Place To Work France, réalisée en décembre 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 4 246 actifs français.
À propos de Great Place To Work
Great Place To Work® est la référence mondiale en matière d’expérience collaborateur. Depuis 1992 dans le monde et 2002 en France, l’organisation a interrogé plus de 100 millions de salariés à travers 60 pays. Leurs réponses ont permis de déterminer ce qui définit une expérience collaborateur de qualité, au cœur de laquelle se trouve une notion clé : la confiance. Sur cette base, Great Place To Work a fondé une méthodologie unique qui permet d’aider les organisations à créer un environnement de travail inclusif, à piloter leur stratégie RH et à améliorer leur performance, notamment via sa Certification et la publication annuelle de son Palmarès Best Workplaces.
Les 50 Great Places To Work in Tech 2026 en France
Moins de 250 collaborateurs : EBS Group, Soluxan, Kraken Technologies, IKIVIA, Logiclever, Tanium, FiveForty, MeltOne Advisory, Webnet, Beelix, Frauscher, Apgar Consulting, OZEO Consulting, Konversational, TGV Lyria, IFS, Wesyn, UX4MATION, INOCO, Cadence, MyReport, IP NETWORK SERVICES, Archery Data & Analytics, Filodoxia IT, Timspirit.
Plus de 250 collaborateurs : Cisco, Extia, Synopsys Inc., Kardol, YOOZ FRANCE, SNCF Connect & Tech, 4CAD, Wavestone, Planity, Adobe Systems Incorporated, IT Link, Equinix, Consultys, Salesforce, SII FRANCE, INFOGENE, Groupe Hexapage, Septeo SAS, AKANEA, ISAGRI, Kyndryl, TD Synnex, Talan, SSG France, TOSHIBA.