Premier baromètre exclusif de Neria, cabinet de recrutement spécialisé dans le secteur juridique, et de l’Institut CSA, réalisé auprès de 766 professionnels du droit : malgré des niveaux de rémunération attractifs, les cabinets d’avocats peinent à fidéliser leurs talents.
L’eNPS (Employee Net Promoter Score) du secteur s’établit à -26, révélateur d’un niveau d’insatisfaction élevé, avec un turnover moyen de 6,7 départs par cabinet et par an. Plus de la moitié des collaborateurs (54 %) n’ont pas de parcours d’évolution formalisé, et 51 % manquent de visibilité sur leur trajectoire vers l’association.
Rémunération attractive mais opaque
La rétrocession annuelle moyenne des avocats collaborateurs s’élève à 83 704 €, avec un écart géographique de près de 25 000 € entre Paris et la province. L’étude souligne un déficit de transparence sur les bonus, pourtant généralisés dans 83 % des structures, et un écart de 12 % entre heures facturables et heures effectivement encaissées.
Un équilibre vie pro/perso en tension
78 % des collaborateurs estiment ne pas avoir un bon équilibre vie professionnelle/vie personnelle, avec une charge de travail moyenne de 47 heures hebdomadaires (43 % déclarent travailler plus de 50 heures). 41 % des cabinets n’ont pas de politique claire de télétravail.
« Les résultats de ce baromètre sont un signal fort : les cabinets évoluent sur un marché où la rémunération ne suffit plus à attirer et à retenir les meilleurs profils », analyse Eva Schick, directrice générale de Neria.
Source : 1er Baromètre Neria & CSA, 766 répondants, enquête menée entre septembre 2025 et mai 2026.
