Source : communiqué de la Communauté des entreprises à mission (Cem), KPMG en France et Mines Paris-PSL, Paris, 3 novembre 2026, à l’occasion du 3e Congrès des sociétés à mission.
- 81 % des entreprises répondantes sont satisfaites de l’évolution de leur chiffre d’affaires depuis leur passage en société à mission, et 67 % de celle de leur EBITDA.
- 81 % déclarent un taux de turnover stable ou en baisse, 85 % un taux d’absentéisme stable ou en baisse.
- 74 % estiment avoir renforcé leur attractivité employeur ; 96 % jugent le taux d’engagement de leurs collaborateurs en hausse ou stable.
La Cem, KPMG en France et Mines Paris-PSL publient la première étude d’impact des sociétés à mission. Créée en 2019 par la loi PACTE, cette qualité juridique a été adoptée par plus de 2 600 entreprises en France, dont Doctolib, MAIF, Easy Cash ou La belle-iloise. L’étude couvre plusieurs centaines de sociétés ayant déjà mené au moins une vérification par l’Organisme tiers indépendant (OTI).
Une mission ancrée dans l’activité
68 % des missions analysées comportent au moins un objectif propre au secteur de l’entreprise. 52 % des entreprises ont au moins un engagement vers une forme de transition (écologique pour 40 %, numérique ou énergétique). 38 % ont fait au moins un renoncement au nom de la mission, 24 % ont renoncé à un client et 15 % ont arrêté la commercialisation d’un produit ou d’un service.
Attractivité, engagement, innovation
74 % des répondants estiment avoir renforcé leur attractivité en tant qu’employeur et 96 % jugent l’engagement de leurs collaborateurs en hausse ou stable. 57 % ont développé une nouvelle offre de produit ou de service dans le cadre de leur mission ; 79 % estiment que la qualité de société à mission a permis de mieux répondre aux attentes de leurs clients en matière d’engagements et de responsabilité sociétale.
Des effets au-delà de l’entreprise
70 % des répondants considèrent que leur engagement inspire leur filière, voire l’économie en général. Pour 65 % des sociétés à mission (83 % des grandes entreprises dotées d’une mission), la qualité a permis de développer leur réseau commercial ou partenarial ; 77 % ont amélioré leur image ou leur réputation. 81 % des missions analysées ont un vocabulaire plus proche de celui des missions de l’État que du langage classique des entreprises.
Les réactions
Yohan Penel, directeur de l’Observatoire des sociétés à mission de la Cem : « Les indicateurs traditionnels ne suffisent plus à rendre compte de la réalité des entreprises. » Nathalie Rondeau, Senior Manager chez KPMG en France, décrit la mission comme un outil de pilotage stratégique. Muriel Lecou, co-présidente de la Cem, appelle à une mobilisation collective des organisations et des pouvoirs publics pour l’enseignement, la diffusion et la valorisation du modèle.
Méthodologie
Analyse sémantique de plus de 500 missions, 40 entretiens individuels et plus de 600 réponses à 2 questionnaires dédiés aux effets perçus de la mission.
