Violences conjugales : Axens inscrit la prévention et l’accompagnement des victimes dans sa politique RH

Source : communiqué d’Axens, Rueil-Malmaison, 2 novembre 2026.

  • Dès 2025 : actions de sensibilisation, dont la mise à disposition de violentomètres sur les établissements.
  • 2026 : accord d’entreprise dédié aux violences conjugales, signé à l’unanimité avec les organisations syndicales représentatives, en vigueur depuis le 1er juillet 2026.
  • 2026 : partenariat avec la plateforme Opale.care, avec accès anonyme et confidentiel pour les salariés.

Axens fait de la prévention et de l’accompagnement des victimes de violences conjugales un élément de sa politique RH. Les violences conjugales ne s’arrêtent pas aux portes de l’entreprise : absentéisme, difficultés de concentration, isolement, risques psychosociaux, voire menaces sur le lieu de travail.

Un accord d’entreprise signé à l’unanimité

La démarche s’est structurée progressivement : sensibilisation dès 2025, puis négociation en 2026 d’un accord d’entreprise, entré en vigueur le 1er juillet 2026. Il repose sur l’idée que les violences conjugales ne relèvent plus uniquement de la sphère privée dès lors qu’elles ont des conséquences sur la santé, la sécurité, l’autonomie ou le parcours professionnel. L’entreprise ne se substitue pas aux associations, professionnels de santé ou acteurs judiciaires, mais veut créer les conditions pour qu’une personne sache vers qui se tourner, y compris en interne.

« L’entreprise ne résoudra jamais à elle seule une situation de violences conjugales. En revanche, elle peut faire en sorte qu’une victime sache qu’elle ne sera pas jugée mais sera écoutée, orientée et soutenue », explique Stéphanie Parisse-Faux, DRH d’Axens.

Un partenariat avec Opale.care

Les salariés d’Axens ont accès à Opale.care, plateforme française d’information, de prévention et d’accompagnement, qu’ils soient directement concernés, s’interrogent pour un proche ou cherchent des informations. La connexion est anonyme et non traçable ni par Axens ni par la plateforme ; aucune information individuelle sur l’usage n’est transmise à l’entreprise. La plateforme propose un diagnostic pour identifier les formes de violences conjugales, oriente vers des ressources adaptées et référence des acteurs d’accompagnement.

« Agir plus tôt, c’est aider les victimes à identifier ce qu’elles vivent, leur donner accès aux bonnes informations et leur montrer qu’elles ne sont pas seules », souligne Vigdis Morisse-Herrera, fondatrice d’Opale.care.

Faire de l’entreprise un maillon de la prévention

Selon le communiqué, les entreprises françaises restent frileuses pour reconnaître les violences conjugales comme un enjeu du monde du travail. La Convention n° 190 de l’OIT invite pourtant les États à reconnaître les effets de la violence domestique et à en atténuer l’impact professionnel. À l’approche du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Axens souhaite partager une démarche susceptible d’inspirer d’autres employeurs.