Communiqué de presse — Paris, le 3 avril 2026
Le 5 ou le 15 mai prochains, les entreprises devront déclarer leur nombre de salariés en situation de handicap. Avec un changement majeur cette année : celles qui emploient moins de 6 % de salariés handicapés vont voir leur contribution Agefiph fortement augmenter, car le mécanisme d’écrêtement de cette contribution vient de prendre fin. Dans ce contexte, les entreprises se mobilisent pour se rapprocher du taux de 6 %. La société spécialisée Pidiem, filiale du groupe Spartes, propose une approche : elle identifie, parmi les salariés déjà en poste, ceux en situation de handicap invisible, et les aide, s’ils le souhaitent, à obtenir la reconnaissance de leur statut. L’entreprise peut alors consacrer les montants économisés à la mise en place d’une politique d’accompagnement du handicap au travail.
C’est un rituel de printemps : chaque année, le 5 ou le 15 mai, les entreprises de plus de 20 salariés doivent procéder à leur DOETH (Déclaration annuelle obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés). Celles qui emploient moins de 6 % de travailleurs handicapés doivent s’acquitter d’une contribution Agefiph. Un mécanisme transitoire d’écrêtement existait depuis 2020 pour limiter la hausse de cette contribution, mais il a pris fin : cette année, les entreprises n’ayant pas atteint le taux de 6 % vont devoir payer l’intégralité de leur contribution, avec de fortes augmentations par rapport aux années précédentes.
Une hausse moyenne comprise entre 20 et 35 % cette année
« La hausse va dépendre du taux d’emploi de travailleurs handicapés atteint par l’entreprise, détaille Anthony Gentelet, directeur de la société de conseil spécialisée Pidiem, filiale du groupe Spartes. Celles qui se trouvent déjà à un taux proche des 6 % resteront peu impactées. En revanche, celles qui atteignent 2 à 4 % vont devoir payer 10 à 40 % de plus. Les plus touchées seront celles qui emploient moins de 2 % de travailleurs handicapés, et qui fonctionnent sur plusieurs établissements : pour elles, l’addition va grimper de +50 % à +200 %. »
En agrégeant ces situations, Pidiem estime que l’augmentation moyenne nationale atteindra +20 % à +35 %, avec de fortes disparités : le tertiaire (IT, conseil, services), structurellement moins employeur de personnes handicapées, devrait subir les hausses les plus importantes.
Identifier, parmi les salariés déjà en poste, ceux en situation de handicap invisible
« Nous recevons un nombre croissant de demandes d’entreprises qui payaient, jusqu’ici, une contribution limitée, témoigne Anthony Gentelet. Nous proposons une approche innovante, puisque nous aidons les entreprises à identifier ceux qui, parmi leurs collaborateurs déjà en poste, se trouvent en situation de handicap invisible, mais ne se font pas reconnaître. »
Aux origines de cette démarche, un constat : parmi les 7 millions de personnes en situation de handicap en France, seules 50 % ont fait reconnaître leur état (source : Cour des Comptes, janvier 2026). Les autres y renoncent, par démotivation face à des démarches complexes, mais aussi par peur de se trouver stigmatisées professionnellement. « Certains salariés n’ont même pas conscience de leur handicap, reprend Anthony Gentelet. D’autres cherchent à le cacher, par crainte de la réaction de leurs collègues. Notre rôle consiste à les accompagner dans la prise de conscience de leur handicap, puis, s’ils le souhaitent, dans les démarches permettant de faire reconnaître leur état. »
Sensibiliser, puis accompagner les salariés éligibles en toute confidentialité
Pour mener sa mission au sein des entreprises, Pidiem propose une démarche en trois temps : un échantillon de salariés est d’abord invité à un entretien individuel de sensibilisation au handicap ; une phase de restitution permet ensuite de formuler des préconisations concrètes sur la politique handicap de l’entreprise ; enfin, Pidiem propose aux collaborateurs atteints de handicaps invisibles (dyslexie, diabète, allergie…) de les accompagner dans les démarches administratives permettant d’obtenir la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).
Cette démarche, basée sur le volontariat, reste strictement confidentielle : l’employeur n’en est informé qu’avec l’accord du salarié. « Nous intervenons comme un tiers de confiance entre le salarié et l’entreprise, précise Anthony Gentelet. Tant que le sujet du handicap est porté uniquement par l’employeur ou réduit à une obligation administrative, une partie des collaborateurs reste silencieuse. À l’inverse, offrir un espace neutre et sécurisant permet aux salariés de parler de leur travail, de leur santé et de leurs difficultés sans crainte de jugement. »
Au total, après le passage des équipes Pidiem, les entreprises voient leur taux d’emploi de travailleurs en situation de handicap augmenter de 2,6 points, et les deux tiers dépassent les 6 % imposés par la loi.
Mettre en place une véritable politique handicap au travail
Depuis la création de Pidiem en 2009, ses clients ont dégagé au total plus de 8 M€ supplémentaires de budget « Handicap et Santé au travail ». Des aménagements de postes ont notamment été réalisés (fauteuils ergonomiques, revêtements de sols adaptés) ainsi que des aménagements organisationnels (extension du télétravail pour le salarié en situation de handicap mais aussi pour les salariés aidants, journées d’absence pour rendez-vous médicaux).
« Une politique handicap bien construite permet non seulement de répondre à l’obligation légale, mais aussi d’agir sur des enjeux économiques très concrets, conclut Anthony Gentelet. Les entreprises qui mettent en place ces politiques observent une réduction de l’absentéisme, une diminution du turnover, une amélioration de l’engagement et de la productivité des équipes. À ce titre, le handicap constitue un véritable levier de performance sociale et économique, et non un simple coût à absorber. »
À propos de Spartes
Depuis sa création en 2012, Spartes s’impose comme un acteur de la performance opérationnelle et économique des entreprises, combinant conseil, externalisation et solutions SaaS pour aider les entreprises à mieux maîtriser leurs coûts sociaux, fiscaux, assurantiels ou immobiliers, et accompagner les défis réglementaires (reporting extra-financier, transparence salariale). Spartes regroupe 4 filiales, 4 logiciels et plus de 200 collaborateurs, et compte plus de 2 500 entreprises clientes.