Stages en 2026 : la gratification moyenne atteint 1 233 €, mais les écarts sectoriels se creusent

JobTeaser publie son baromètre annuel sur les gratifications de stage, basé sur l’analyse de 4 190 offres niveau Master diffusées au premier semestre 2026 sur sa plateforme de recrutement, intégrée au cœur de 400 écoles et universités françaises.

En 2026, la gratification moyenne des stages s’établit à 1 233 euros, contre 1 188 euros en 2025, soit une augmentation de 4 % en un an.

Un secteur Banque & Assurance qui soigne particulièrement les jeunes talents

Parmi les 10 secteurs recensés, le secteur Banque & Assurance offre à la fois les gratifications des stagiaires les plus élevées et les plus fortes augmentations en 2026. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec d’autres données publiées récemment par JobTeaser sur l’alternance : alors que ce type de contrat recule dans la plupart des secteurs, il progresse notablement dans la banque et l’assurance, un secteur qui déploie des moyens financiers importants pour attirer les jeunes talents.

Top 10 des secteurs les plus rémunérateurs (rémunération moyenne, évolution vs 2025) : Banque & Assurance, 1 470 € (+9,2 %) ; Tech & Numérique, 1 340 € (+5,9 %) ; Audit & Conseil, 1 302 € (-2,9 %) ; Pharma, 1 297 € (-1,4 %) ; Jeux vidéo & Divertissement, 1 288 € (+5,5 %) ; Agroalimentaire, 1 274 € (-0,9 %) ; Services scientifiques & techniques, 1 266 € (+1,9 %) ; Support administratif, 1 264 € (-8,8 %) ; Industrie & Chimie, 1 250 € (+2,5 %) ; Médias, 1 217 € (-3,0 %).

Top 5 des métiers les plus rémunérateurs : Analyste M&A / Private Equity (1 678 €), Data Scientist (1 542 €), Développeur Full-Stack (1 532 €), Consultant stratégie (1 405 €), Account executive (1 356 €).

Les profils ingénieurs dépassent les profils managers en 2026

En 2025, les gratifications octroyées aux deux profils étaient au coude à coude, avec un léger avantage aux écoles de commerce (1 227 euros contre 1 181 euros). En 2026, l’ordre s’inverse : les stagiaires ingénieurs touchent en moyenne 1 282 euros, avec une augmentation de 8,5 % sur un an, tandis que la rémunération des profils écoles de commerce et de management reste stable, à 1 222 euros (0 % d’augmentation). L’écart atteint 60 euros par mois en faveur des ingénieurs cette année.

L’Île-de-France et les grandes entreprises creusent l’écart

Un stage de niveau Master est gratifié de 1 290 euros en moyenne en Île-de-France, contre 1 061 euros dans les autres régions. L’écart atteint 229 euros par mois, soit 22 %, contre 15 % en 2025. En un an, la gratification francilienne a progressé de 69 euros, celle des autres régions de 3 euros seulement. Les grandes entreprises continuent par ailleurs de mieux rémunérer leurs stagiaires, avec un avantage de 9 % par rapport aux TPE/PME.

Un manque de transparence qui perdure

La transparence sur la gratification des stages n’entre pas dans le champ d’application de la future loi relative à la transparence sur les salaires. Les choses avancent à pas comptés : au premier semestre 2026, 9 % des offres de stage de niveau Master publiées sur JobTeaser affichent la gratification, contre 5 % un an plus tôt. Les TPE/PME sont en tête du mouvement, avec 20 % d’offres transparentes, contre 5 % pour les grandes entreprises.

L’étude met en lumière un paradoxe : la part d’annonces qui affichent les rémunérations augmente en 2026 mais reste faible, alors que cet affichage constitue un puissant levier d’attractivité des candidats. Afficher le salaire rend les offres nettement plus attractives, générant +67 % de candidatures sur la plateforme, un chiffre qui monte à +96 % de candidatures auprès des profils ingénieurs.

Source : communiqué de presse JobTeaser, diffusé le 15 septembre 2026.