À la veille de l’expiration du délai imparti pour la transposition, fixé au 7 juin 2026, cinq organisations représentant les entreprises du Mittelstand européen ont co-signé un courrier à l’attention des institutions européennes et de leurs autorités nationales pour demander une suspension de la directive européenne relative à la transparence salariale.
Le METI (Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire) et ses homologues européens alertent sur les conséquences en cascade d’une directive dont l’objectif initial risquerait, selon eux, d’être dévoyé par ses modalités de mise en œuvre : complexité et surcoût, détérioration du dialogue social et judiciarisation des relations de travail, désincitation à la performance et à la productivité.
Ces organisations attirent notamment l’attention sur le coût d’une telle mesure. Selon leurs estimations, pour une ETI industrielle réalisant environ 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, comptant 660 salariés et trois sites, la mise en œuvre de la directive pourrait représenter un coût initial compris entre 300 000 et 500 000 euros, soit l’équivalent de 4 à 7 emplois qualifiés.
Ces chiffres sont ceux avancés par le METI et les organisations signataires du courrier ; ils n’ont pas fait l’objet d’une vérification indépendante à ce stade.