Le projet de loi transposant la directive européenne sur la transparence des rémunérations a été présenté en Conseil des ministres la semaine du 7 septembre 2026. Une évolution qui va changer la manière dont les entreprises rédigent leurs offres d’emploi, et la façon dont les candidats les sélectionnent.
Le texte ne prévoit pas que chacun puisse connaître le salaire exact de ses collègues. En revanche, il prévoit que les candidats soient informés de la rémunération proposée avant le premier entretien, via une fourchette de salaire indiquée dans l’offre d’emploi.
Une attente déjà forte côté candidats
Selon une étude Hellowork, 48 % des candidats déclarent ne pas postuler, ou être moins susceptibles de le faire, lorsque le salaire n’est pas indiqué dans l’offre.
Côté recruteurs, la pratique progresse déjà : 75 % des recruteurs indiquent afficher systématiquement le salaire dans leurs offres, contre 67 % en 2025, et 81 % considèrent que cette transparence facilite le recrutement. Sur la plateforme Hellowork elle-même, 90 % des offres affichent déjà une information salariale, sous forme d’un salaire communiqué par le recruteur ou d’une estimation.
Un changement de pratiques à anticiper pour les entreprises
Pour les entreprises, l’enjeu sera de rendre leurs annonces plus transparentes et de revoir leurs pratiques de recrutement en amont. David Beaurepaire, Directeur délégué de Hellowork, souligne que cette nouvelle étape de la transparence salariale s’inscrit dans une dynamique déjà engagée par une majorité de recruteurs, plus que dans une rupture brutale.
Source : étude Hellowork, communiqué de presse, septembre 2026.
