Alors que le projet de loi sur la transparence salariale est présenté en Conseil des ministres, le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) rappelle son soutien à l’objectif d’égalité salariale entre les femmes et les hommes, tout en demandant que sa mise en œuvre tienne compte de la réalité des plus petites entreprises.
« Il ne faudrait pas qu’au nom d’un principe légitime, on impose aux TPE des mécanismes pensés pour des entreprises dotées de services RH et juridiques (…). La réussite de cette réforme se mesurera moins au nombre de nouvelles obligations créées qu’à sa capacité à apporter davantage de transparence sans alourdir encore le quotidien des TPE », déclare Marc Sanchez, secrétaire général du SDI.
Les entreprises de moins de 100 salariés ne sont pas soumises aux obligations de reporting prévues par la directive européenne, mais seront tout de même concernées par plusieurs nouvelles dispositions, notamment en matière d’information sur les rémunérations au moment du recrutement et de droit d’information des salariés.
Le SDI souligne que dans une TPE, les rémunérations ne reposent pas toujours sur des grilles standardisées, mais tiennent compte de l’ancienneté, de la polyvalence ou du niveau d’autonomie — des différences objectives qui ne se traduisent pas toujours facilement dans des procédures formalisées. Le syndicat appelle donc à des textes d’application lisibles et proportionnés à la taille des entreprises.
Source : communiqué de presse du Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI), 9 septembre 2026.
