Selon une enquête Selvitys menée pour Freelance.com auprès de 1 000 répondants, 22 % de l’ensemble des actifs français projettent de devenir freelances d’ici 2030 — une aspiration nettement plus marquée chez les jeunes générations.
L’intention atteint 37,1 % chez les 25-34 ans et 32,6 % chez les 18-24 ans, contre 21,9 % en moyenne sur l’ensemble des actifs, ce qui suggère que le travail indépendant s’impose de plus en plus tôt comme un choix de carrière parmi d’autres.
Autonomie et rémunération, moteurs principaux des plus jeunes
Pour les 18-24 ans, le besoin d’indépendance est cité par 46 % des répondants, soit 12 points de plus que la moyenne des actifs (33,5 %). La souplesse d’organisation au quotidien arrive en troisième motivation (36 % contre 30 % pour le reste du panel), et 41 % des jeunes actifs voient dans le freelancing un moyen de mieux gagner leur vie, contre 33 % sur l’ensemble de la population.
Cette ambition s’accompagne d’une lucidité sur les risques : 59 % des jeunes actifs intègrent le risque d’instabilité financière parmi leurs principaux freins, et 21 % des 18-24 ans redoutent spécifiquement l’isolement professionnel, contre 16,3 % en moyenne chez l’ensemble des actifs.
« La nouvelle génération arrive sur le marché du travail avec une exigence nouvelle : adapter le travail à sa vie, et non l’inverse (…) celles qui savent accueillir ces talents dans un cadre structuré gagneront la guerre des compétences », observe Olivier Marcheteau, directeur général de Freelance.com.
Source : enquête Selvitys pour Freelance.com, 1 000 répondants, septembre 2026.
