Leadership : ce que la danse peut nous apprendre, par Secil Bayraktar (TBS Education)

Et si la pratique de la danse formait de meilleurs leaders ? Dans une tribune publiée le 24 août 2026 sur The Conversation, Secil Bayraktar, professeure de management à TBS Education, explore les liens entre mouvement, présence dans l’action, connexion aux autres et leadership. Loin d’être une simple activité artistique ou physique, la danse mobiliserait des compétences directement transposables au monde professionnel : écoute, adaptation, coordination et prise de décision.

Être pleinement présent dans l’action

Comme le danseur sur la piste, le leader doit être totalement présent dans l’action, sans relâcher son attention. Pour y parvenir, il doit s’être entraîné à maîtriser les règles de son métier, ce qui lui permet ensuite de rester en alerte face aux évolutions du marché, aux réalités du terrain et aux actions de ses concurrents, tout en gardant à l’esprit le regard des parties prenantes.

Six connexions à cultiver

Secil Bayraktar identifie plusieurs connexions que le leader doit veiller à cultiver, à l’image du danseur : la connexion à son propre corps et à ses émotions, qui suppose de se connaître et d’identifier ses points forts et ses limites ; la connexion entre partenaires, fondée sur la confiance mutuelle et l’écoute active ; et la capacité à faire du mouvement une cocréation continue plutôt qu’une chorégraphie planifiée à l’avance.

La qualité de l’écoute est également essentielle : il faut suivre le tempo et s’y adapter, tout comme un manager doit composer avec les ruptures de rythme de l’univers économique — innovations technologiques, nouvelle concurrence, crises. Un manager qui continue de danser sur l’ancien tempo risque d’être rapidement dépassé.

La réputation, un enjeu de vibration collective

Le regard des spectateurs symbolise l’image que l’on donne dans un contexte où la réputation est un atout central et où les parties prenantes tolèrent de moins en moins les sorties de route. Pour beaucoup de managers, l’enjeu n’est donc pas de contrôler davantage, mais d’apprendre à mieux écouter et à laisser de l’espace aux autres. Le leadership, conclut Secil Bayraktar, est affaire de connexion : à soi, aux autres, et au rythme du monde qui nous entoure.

Source : Secil Bayraktar, « Pour devenir un meilleur leader, eh bien, dansez maintenant… », The Conversation, 24 août 2026.