VerbaTeam alerte sur l’aidance : un enjeu encore trop invisible dans les entreprises

À l’approche de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre, VerbaTeam alerte sur un sujet encore invisible et tabou dans le monde du travail : l’aidance.

Derrière le mot « aidant » se cachent des réalités très quotidiennes : accompagner un parent vieillissant, soutenir un conjoint malade, aider un enfant en situation de handicap, prendre régulièrement en charge les démarches ou le quotidien d’un proche. Alors que 20 % des actifs seraient aujourd’hui aidants, ils pourraient être 25 % à l’horizon 2030. Cela peut concerner un conjoint, un parent, un enfant ou un autre membre de la famille, mais aussi une personne avec laquelle existent des liens étroits et stables.

Pourtant, un aidant sur deux ne se reconnaît pas comme tel, une difficulté qui tient notamment à la diversité des situations et des formes que peut prendre l’aide apportée. En France, 6,4 millions de personnes apportent régulièrement un soutien moral à un proche, 5,5 millions une aide dans les actes de la vie quotidienne et 1,3 million une aide financière. 3 millions cumulent soutien moral et aide au quotidien, avec ou sans aide financière.

L’aidance dépasse ainsi largement l’image de l’accompagnement d’un parent âgé et dépendant. Elle peut concerner un proche malade, en situation de handicap ou en perte d’autonomie, et survenir à différents moments de la vie. Si elle est particulièrement fréquente autour de 60 ans (23,5 % des 60-64 ans déclarent apporter une aide régulière), elle concerne toutes les générations.

« L’aidance ne prévient pas. Du jour au lendemain, on peut devenir celui ou celle sur qui un proche compte, tout en continuant à travailler, à gérer plusieurs quotidiens et parfois sans même se reconnaître comme aidant. C’est cette réalité, souvent silencieuse, que l’entreprise doit apprendre à voir. Non pas pour entrer dans la vie privée des salariés, mais pour leur permettre de mieux concilier leur rôle d’aidant, leur vie professionnelle et leur propre équilibre. Notre conviction, c’est qu’il faut agir avant que les difficultés ne s’installent : donner des repères, libérer la parole et préparer chacun à un rôle qui peut, un jour, devenir le sien », alerte VerbaTeam.

L’entreprise peut agir en amont pour libérer la parole, faciliter l’accès aux dispositifs d’accompagnement et prévenir les risques de dégradation de la santé des salariés aidants. Cela suppose aussi de donner des repères aux directions RH et aux managers : savoir repérer une situation de fragilité, ouvrir le dialogue avec justesse et orienter vers les bons interlocuteurs.

La stratégie nationale interministérielle portée par le Gouvernement pour la période 2023-2027 fait d’ailleurs du repérage des aidants sur leur lieu de travail et de la conciliation entre aidance et activité professionnelle des enjeux identifiés par les pouvoirs publics. Congés, aménagement du temps de travail, flexibilité ou dons de jours peuvent apporter des réponses aux salariés aidants, mais l’accompagnement passe également par la sensibilisation : faire évoluer le regard sur l’aidance et la rendre visible.

Sources citées dans le communiqué : Agirc-Arrco (2021, données Malakoff Humanis 2019 et DREES) ; DREES (2023, « Les proches aidants : typologie d’une population hétérogène » et Études et Résultats n°1255) ; OCIRP / Viavoice (2024, « Salariés aidants : quelles réponses ? »). Communiqué de presse VerbaTeam / agence Shadow Communication, diffusé le 22 septembre 2026.